TELEGRAMME CONFIDENTIEL
Destinataires :
Directeur de la Coopération Multilatérale du ministère des Affaires Etrangères
Directeur des Affaires Economiques du ministère des Affaires Etrangères
Cabinet du Ministre de l’Emploi et de la Solidarité,
Destinataires :
Directeur de la Coopération Multilatérale du ministère des Affaires Etrangères
Directeur des Affaires Economiques du ministère des Affaires Etrangères
Cabinet du Ministre de l’Emploi et de la Solidarité,
Cabinet du Secrétaire d’Etat à l’Economie Solidaire
Objet :
Déroulement de la XIIe Conférence de l’ANUS SEC
La délégation française souhaite rendre compte au Département du déroulement de la Conférence ainsi que des observations y afférant.
Le Département n’est pas sans ignorer qu’une délégation réduite prend actuellement part aux discussions de la XIIe Conférence de l’Agence des Nations Unies pour la Solidarité- Secrétariat à l’Economie et à la Coopération. En effet, le Département se souviendra qu’au terme d’arbitrages rendus par le cabinet du ministre des Affaires Etrangères, il avait été décidé de rationaliser et concentrer notre présence à Conakry, afin de pouvoir renforcer, par le biais du principe des vases communicantes, les effectifs envoyés pour couvrir l’Assemblée Générale de l’Union Postale Internationale se déroulant parallèlement aux Seychelles.
Aux difficultés inhérentes à cette présence réduite, se sont ajoutés, dès le début de notre séjour, des désagréments d’ordre logistique, parmi lesquels figurent au premier plan les préoccupations relatives à l’hébergement et aux moyens de transport. Le Département est ainsi encouragé à solliciter des éclaircissements auprès des autorités locales ou des organisateurs de la Conférence.
Il est en effet porté à l’attention du Département que les agents composant la délégation française ne doivent qu’à leurs ressources tant pécuniaires que de caractère d’avoir pu bénéficier d’un hébergement. Alors que le chef de délégation savait pouvoir compter sur l’hospitalité de Son Excellence l’Ambassadeur de France en Guinée, les deux autres membres de la délégation, dont le propre rédacteur, avaient obtenu un accord, certes oral, mais qui engageait cependant les autorités compétentes en matière d’hébergement, en l’espèce le service des Conférences de l’ANUS SEC. La délégation est au regret d’informer le Département que les promesses émises oralement à cet égard n’ont pas été suivies d’effet une fois à Conakry. Les ressources susmentionnées ont néanmoins permis au conseiller Lourdeau et au rédacteur de sécuriser une chambre dans un établissement, dévolu normalement aux activités de péripatéticienne, mais temporairement affecté à l’hébergement de délégués de la XIIe Conférence de l’ANUS SEC. Il convient néanmoins de préciser que la délégation a été informée de l’imminence d’une solution avec l’arrivée du navire Lord of the Sea.
Objet :
Déroulement de la XIIe Conférence de l’ANUS SEC
La délégation française souhaite rendre compte au Département du déroulement de la Conférence ainsi que des observations y afférant.
Le Département n’est pas sans ignorer qu’une délégation réduite prend actuellement part aux discussions de la XIIe Conférence de l’Agence des Nations Unies pour la Solidarité- Secrétariat à l’Economie et à la Coopération. En effet, le Département se souviendra qu’au terme d’arbitrages rendus par le cabinet du ministre des Affaires Etrangères, il avait été décidé de rationaliser et concentrer notre présence à Conakry, afin de pouvoir renforcer, par le biais du principe des vases communicantes, les effectifs envoyés pour couvrir l’Assemblée Générale de l’Union Postale Internationale se déroulant parallèlement aux Seychelles.
Aux difficultés inhérentes à cette présence réduite, se sont ajoutés, dès le début de notre séjour, des désagréments d’ordre logistique, parmi lesquels figurent au premier plan les préoccupations relatives à l’hébergement et aux moyens de transport. Le Département est ainsi encouragé à solliciter des éclaircissements auprès des autorités locales ou des organisateurs de la Conférence.
Il est en effet porté à l’attention du Département que les agents composant la délégation française ne doivent qu’à leurs ressources tant pécuniaires que de caractère d’avoir pu bénéficier d’un hébergement. Alors que le chef de délégation savait pouvoir compter sur l’hospitalité de Son Excellence l’Ambassadeur de France en Guinée, les deux autres membres de la délégation, dont le propre rédacteur, avaient obtenu un accord, certes oral, mais qui engageait cependant les autorités compétentes en matière d’hébergement, en l’espèce le service des Conférences de l’ANUS SEC. La délégation est au regret d’informer le Département que les promesses émises oralement à cet égard n’ont pas été suivies d’effet une fois à Conakry. Les ressources susmentionnées ont néanmoins permis au conseiller Lourdeau et au rédacteur de sécuriser une chambre dans un établissement, dévolu normalement aux activités de péripatéticienne, mais temporairement affecté à l’hébergement de délégués de la XIIe Conférence de l’ANUS SEC. Il convient néanmoins de préciser que la délégation a été informée de l’imminence d’une solution avec l’arrivée du navire Lord of the Sea.
Sur le plan de la motorisation, la délégation a été au regret de devoir décliner l’offre d’une Trabant de fonction, l’examen attentif du véhicule n’ayant pas permis de lever toutes les inquiétudes relatives à la solidité et la fiabilité du moyen de transport susmentionné. La délégation a donc eu recours en l’occurrence aux services privés de taxi et transports collectifs, grevant de ce fait lourdement l’indemnité journalière allouée aux membres de la délégation. Cette dernière sollicite donc le Département afin qu’un complément d’allocation puisse couvrir ces dépenses additionnelles non prévues.
Nonobstant ces difficultés, la délégation française a, dès l’entame de la Conférence, pu éclairer les délégués présents sur la position française relative aux problématiques de solidarité internationale. Il est toutefois à noter que cet éclairage apporté par la délégation a considérablement pâti d’une panne de courant ayant interrompu les débats. Le Département est informé à cet égard qu’il serait souhaitable de faire parvenir dans les meilleurs délais au poste diplomatique de Conakry un ordinateur portable qui sera transmis à notre délégation. En effet, le modèle dont le Département avait bien voulu doter la délégation a été soustrait dans des conditions qui restent à éclaircir mais qui sont, selon toute vraisemblance, en rapport avec l’obscurité subite susmentionnée.
Au niveau des discussions relatives aux priorités définies par l’ANUS SEC, le Département prendra note avec intérêt du consensus qui semble être largement partagé par tous les intervenants jusqu’alors. La délégation a entrepris une analyse poussée de ces diverses interventions, en mettant néanmoins de côté celles s’étant révélées superfétatoires. A la lumière de cette analyse, les observations suivantes peuvent être faites:
- Aucun pays n’a fait montre, à l’heure actuelle, d’opposition au principe de solidarité.
- Toutes les interventions ont également lié le principe de solidarité à celui d’entraide.
- Aucune délégation n’a exprimé de réserve à l’égard du concept de solidarité lié à celui de coopération.
- La motion déclarant primordial le rôle que peuvent jouer la solidarité et la coopération dans les efforts de paix a été votée à l’unanimité des parties représentées. Il est toutefois à noter que l’obscurité a empêché la tenue du vote à main levée initialement prévu. Il a de ce fait été demandé à chaque délégation de préciser à haute voix sa position à l’énoncé de son nom. M. le conseiller Lourdeau, s'exprimant au nom de la France, n’a pas eu de difficulté notable à s’adapter à ce nouveau contexte de vote et s’acquitter de sa tâche.
Au vu des points susmentionnés, il est permis de conclure que la position de la France sur l’importance de la solidarité a recueilli un très large assentiment de la part des autres pays représentés. Toutefois, le succès de la diplomatie française à cet égard, ne doit pas dissimuler l’étendue de la tâche restant à accomplir. Les travaux des jours à venir devraient préciser un peu plus le contenu des synergies entre principes de solidarité, de coopération, d’économie et de paix.
Il est néanmoins dommageable pour l’efficacité et la cohérence de l’action française que le nombre de délégués composant la délégation soit moindre que le nombre de tables rondes organisées. Le Département n’ayant pas doté les membres de la délégation du don d’ubiquité, des choix devront être opérés. La délégation saurait gré au Département de bien vouloir lui préciser les axes de travail prioritaires qui sont à privilégier.
La délégation demeure à la disposition du Département pour lui apporter tous les éclairages voulus, et ne manquera de tenir informé celui-ci de l’avancée des travaux.


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